Jeûner

Le jeûne fait souvent peur, les périodes de disettes ont peut-être inscrit dans nos gênes la peur du manque de nourriture. Mais jeûner n’a rien à voir avec privations et manque et le jeûne n’est pas être affamé. C’est un choix décidé librement dans le but de rester en forme ou de la retrouver.

Les origines du jeûne, comme pour les animaux, la faculté de vivre sur ses réserves fut pour l’homme imagesune nécessité biologique qui lui permit de subsister. Depuis le début de la vie sur terre, on sait que la vie s’est développée dans des conditions parfois très difficiles où la nourriture était rare même absente. Notre survie a dépendu de notre capacité à nous adapter à ces situations de pénurie. Il en a résulté que la sélection naturelle qui opère depuis des milliers d’années a favorisé les individus capables de se constituer des réserves de graisse et capables de les mobiliser en l’absence de nourriture extérieure.
Dans la nature on remarque que l’hiver – saison particulièrement hostile – de nombreux mammifères jeûnent durant plusieurs mois, ils hibernent. Pendant cette hibernation, tout leur organisme se met au repos. Et là on voit que jeûner c’est vivre sur les réserves de nourriture de l’organisme sans danger pour celui-ci.
De nombreux animaux migrateurs ont également le jeûne programmé dans leur instinct, que cela soit pour parcourir de longues distances comme les oiseaux migrateurs ou pour se reproduire comme pour les anguilles ou les saumons qui cessent de s’alimenter dès que leur migration commence. Et là, on voit que le jeûne n’est pas synonyme d’inactivité.
Quand on va voir du côté des prédateurs, peu de ces animaux mangent tous les jours et la plupart partent à la chasse après plusieurs jours de jeûne quand leur métabolisme en a besoin. Et là on voit que le jeûne ne les affaiblit pas car
sinon ils seraient incapables de capturer de nouvelles proies.
Il est important de se rappeler aussi que de nombreuses civilisations antiques dont la notre ont instauré le jeûne dans leur culture.
Le docteur Fahmer, pionnier du jeûne thérapeutique écrit : « le corps humain est mieux équipé pour gérer le manque que l’abondance ».
La réglementation française actuelle n’autorise pas le jeûne à se définir comme thérapeutique comme c’est le cas en Russie ou en Allemagne et dans bien d’autres pays. A voir d ‘ailleurs à ce sujet le documentaire plusieurs fois diffusé sur Arte «Le jeûne, une nouvelle thérapie?» qui montre que le jeûne est utilisé officiellement en Russie par le corps médical pour soigner une multitude de maladies dont les cancers.
En France, le jeûne est présenté comme une méthode de bien-être général.

 Les bienfaits du jeûne, un grand nettoyage du corps
Dans le texte de mai, je vous disais que le jeûne est une façon puissante de réduire la toxémie. Dans l’organisme, il y a continuellement un retard dans l’élimination des déchets cellulaires, le jeûne permet aux fonctions éliminatrices de combler ce retard, qui va être plus ou moins important selon les individus car nous ne sommes pas non plus tous égaux face à l’encrassage et face au nettoyage. Il y a donc des personnes qui ont plus besoin d’éliminer que d’autres.
Le jeûne favorise le repos des organes digestifs qui sont souvent surmenés et représente une période de repos physiologique pour tout l’organisme. Seuls les organes associés à l’élimination voient leur activité s’intensifier.
L’accélération du flux d’élimination des toxines que va favoriser le jeûne doit être réalisé progressivement en réduisant progressivement le métabolisme par la méthode des paliers alimentaires.
Ainsi disparaissent nombre d’anomalies corporelles : Graisses excédentaires, épanchements, infiltrations diverses, dépôts minéraux… Le corps se libère des corps nuisibles infiltrés dans ses tissus. L’organisme privé de nourriture va puiser dans ses réserves ainsi les cellules malades, les toxines et déchets en tout genre sont éliminées ou recyclées en structures saines qui seront utilisées par le métabolisme.

Les règles fondamentales du jeûne sont de s’abstenir de manger en se contentant de boire des Tisanes, des Bouillons de légumes, jus de légumes ou de l’eau selon sa soif. C’est aussi supprimer tout ce qui n’est pas indispensable : tabac, café, médicaments de confort… dans la mesure du possible il est essentiel de se libérer du quotidien et de toutes obligations professionnelles – surtout les premières fois – pour avoir du temps et l’esprit libre. S’écouter et faire ce que l’organisme réclame. Dormir si l’organisme en a besoin, bouger si il a besoin de mouvement, flâner, lire, écouter de la musique….

Comment jeûne-t-on le mieux ?
Cela peut-être seul, mais cela demande un peu de volonté. C’est le plus difficile.
Jeûner à deux, permet de se soutenir, permet les échanges de ressenti, de réflexions et explications qui peuvent être très nombreux.
Au sein d’un groupe, c’est le plus stimulant, que ce soit au niveau des expériences qui se multiplient, des relations entre individus qui s’intensifient et de l’entraide. Car dans le jeûne le plus important est de pouvoir échanger ses expériences.
Mais quelque soit la formule choisie il est indispensable que chaque personne dispose d’un endroit où elle puisse s’isoler.

Quand et où peut-on jeûner le mieux ?
Cela peut être chez soi mais il faut avoir conscience que nos vieilles habitudes alimentaires sont cachées dans ce qui nous entoure à l’affut de nos faiblesses.
On peut jeûner en vacances, c’est l’idéal car le système nerveux est déjà dans une attitude de détente et c’est là une condition importante pour que le jeûne réussisse.
Vous pouvez jeûner partout où vous vous sentez bien, où vous êtes au calme avec suffisamment de confort, bien au chaud, en sécurité. Une personne qui jeûne a souvent besoin de se retirer dans sa coquille.

Qui ne doit pas jeûner ?
Ceux qui n’ont aucune réserve : les personnes qui ont perdu du poids de façon trop importante, personnes dénutries, les individus épuisés physiquement et nerveusement suite à une longue maladie.
Les personnes dont le psychisme est profondément perturbé. Les personnes en état de surmenage important, elles doivent d’abord prendre des vacances avant d’entreprendre le jeûne et enfin les personnes polymédicamentées car la posologie de certains médicaments est basée sur une prise alimentaire. En jeûne l’effet des médicaments est augmenté ce qui permet d’ailleurs de diminuer les médicaments non indispensables.

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Séjours de jeûne en mai, en juillet dans la Drôme et à Forcalquier, pour en savoir plus aller à la la rubrique séjours